Projet Carré de vie

Un habitat flottant éco-conçu et autonome, avec des nurseries à poissons BIOHUT dessous !

Les bassins artificiels ont pour fonction première de constituer une réserve d’eau indispensable :

  • à la fourniture d’eau d’irrigation pour les agriculteurs en période de culture pour les bassins d’irrigation,
  • à la fourniture quotidienne d’eau potable aux citoyens pour les bassins d’eau potable,
  • à la constitution du milieu nécessaire à l’alimentation et la reproduction des poissons pour les bassins piscicoles,
  • à la production d’électricité hydraulique pour les écluses et barrages hydroélectrique,
  • ou encore à l’opportunité d’une seconde vie pour les carrières mises en eau lors de leur réhabilitation obligatoire en fin d’exploitation.

 

La plupart des bassins artificiels visés par l’innovation ont des enjeux halieutiques, pourtant, l’exploitation des bassins d’irrigation et hydroélectriques conduit à une variation du niveau d’eau qui limite le développement de la végétation sur les parties des berges, parce que successivement émergées puis immergées. Ces berges proposent alors moins de sites naturels favorables à la reproduction des poissons (« frayères ») et à leur croissance (« nurseries »).

L’entretien d’une activité de pêche devient alors artificiel, avec un apport régulier de nouveaux poissons dans le plan d’eau (alevinage).

L’enjeu est donc d’intégrer sur la plateforme d’habitat (« carré de vie ») des outils qui permettent une présence durable des espèces présentes en limitant l’alevinage (ou en l’optimisant) et en minimisant tout impact que peut avoir l’ajout d’une plateforme sur la surface de l’eau.

 

Pour cela il est proposé de s’appuyer sur le transfert en eau douce continentale d’un savoir-faire développé par Eocean (et validé scientifiquement) en milieu marin (Les Biohut).  Ce projet de R&D consiste donc à concevoir, développer et tester des nurseries et des frayères artificielles adaptées au démonstrateur « Carré de vie ».

 

La flottabilité du système doit permettre de suivre le marnage pour une accessibilité permanente par les biocénoses, notamment pour les poissons. Contribuant ainsi à répondre à l’une des préoccupations majeures des acteurs de la gestion des milieux aquatiques français et européens : compenser/atténuer les effets négatifs de la perte d’habitats rivulaires et littoraux sur la biodiversité et les fonctions écologiques des lacs.